EMISSION RADIO AVEC LE PERE BENOIT STANDAERT, osb

25 janvier 2013

En juillet 2012 s’est tenu à Pomeyrol, dans le midi de la France, la 34e Rencontre Interconfessionnelle de notre Association, dont le but est de se rencontrer et de vivre ensemble l’espérance de l’Unité.  Ce fut une semaine de prière commune, de rencontres fraternelles, d’enseignements et d’échanges.  Les organisateurs avaient sollicité l’accueil de la Communauté Protestante de Pomeyrol à proximité de la ville de Tarascon.

Benoit_StandaertLe thème de cette Rencontre était “Ecoute, Dieu nous parle ! La parole de Dieu pour la vie du monde”. Celle-ci rassemblait cette année une septantaine de participant-es, issus d’une grande diversité de pays, de confessions et de cultures.

C’est une joie d’avoir, à cette émission, le père Benoit Standaert, qui est moine de l’abbaye bénédictine de Saint-André à Bruges. Bibliste et théologien, il a enseigné à Rome, à Jérusalem, mais aussi en Inde. Il a passé de longues années à la rencontre des traditions spirituelles et monastiques du monde entier. Aujourd’hui il vit comme ermite.

ECOUTEZ ICI L’EMISSION: UNIS AUTOUR DE LA PAROLE

C’est à la fin de la semaine internationale pour l’unité des chrétiens que nous vous proposons cette émission. Au moins une fois par année de nombreux chrétiens prennent conscience qu’il existe des manières très diverses d’adorer Dieu. Les coeurs sont ainsi touchés et les gens constatent que la diversité ecclésiale est une richesse à partager.

CHANGEMENT DU BUREAU DE L’EIIR

8 novembre 2012

Lors de la scéance plénière de la Rencontre 2012, à Pomeyrol, le Comité Organisateur a proposé la candidature de Soeur Bénédicte Girard, comme secrétaire-adjointe, en remplacement du Pasteur Jean-Arnold de Clermont. Celui-ci avait accepté cette responsabilité pour 2010-2012 et présentait sa démission. L’Assemblée des participants a donné son accord unanime pour intégrer Soeur Bénédicte au Comité Organisateur pour une durée de 2 ans.

Soeur Bénédicte, de nationalité française, fait partie de la Communauté Protestante des Diaconesses de Reuilly-Versailles. Engagée dans le Mouvement Oecuménique depuis de nombreuses années, elle a participé à plusieurs de nos Rencontres EIIR, dont celle de Rila-Bulgarie 2010, et y fût fort appréciée de tous.

LA 34e RENCONTRE A POMEYROL: «ECOUTE, DIEU NOUS PARLE ! LA PAROLE DE DIEU POUR LA VIE DU MONDE»

19 juillet 2012

La 34e Rencontre de l’Association internationale et interconfessionnelle de religieux et religieuses a eu lieu à la Communauté de Pomeyrol (France), du 12 au 18 juillet 2012. Bercés par le chant des cigales, à l’abri des grands pins du parc, dans la belle lumière inspiratrice des paysages de Van Gogh et la douceur du climat, les quelques 70 participants venant des Eglises et communautés catholiques, orthodoxes et protestantes, et de 12 pays (Belgique, Bulgarie, Espagne, Estonie, France, Grèce, Italie, Pologne, Roumanie, Suisse, Tchéquie et Ukraine) ont vécu une semaine intense sur le thème de l’écoute de la Parole.

Durant ces quelques jours bénis nous avons participé au rythme de la vie de cette petite Communauté protestante de Pomeyrol (au sud d’Avignon), dont la vocation est la prière pour l’unité des chrétiens. Trois offices quotidiens, matin, midi et soir. Et celui des Complies qui conclut la journée. A la fin de chaque petit déjeuner, la lecture de la Règle de la Communauté nous introduit merveilleusement au thème de la Rencontre : la Parole de Dieu vivifiante :

«Prie et travaille pour qu’Il règne! Que dans ta journée, labeur et repos soient vivifiés par la Parole de Dieu! Maintiens en tout le silence intérieur pour demeurer en Christ! Pénètre-toi de l’esprit des Béatitudes: Joie, simplicité, miséricorde»!

Mgr Athénagoras Peckstadt, évêque orthodoxe du Patriarcat Œcuménique en Belgique et président de l’Association, introduit la Rencontre en remarquant qu’il s’agit d’un thème qui convient à tous les chrétiens.  «La Parole de Dieu, les Evangiles, nous donnent la direction pour cheminer vers Dieu» (CLIQUEZ ICI pour l’allocution du président). La prieure de Pomeyrol, Sœur Danièlesouhaite la bienvenue: «Vous voir ici est un avant-goût de la fête de la Transfiguration. Ces Rencontres sont un véritable tremplin de communion et nous poussent à dire que l’un sans l’autre nous ne pouvons rien».

La Parole, Perle précieuse

Un message du patriarche œcuménique Bartholomée est ensuite lu par le président: «L’homme moderne ne cherche pas dans les monastères des activités philanthropiques, mais la communion vivante avec la Parole de Dieu. Là, le logos humain est inutile, car Dieu y parle et on l’écoute. La Parole est la Perle précieuse qui nous fait trouver la paix». (CLIQUEZ ICI pour le message du patriarche).

Suivent des messages du Service des moniales en France et de la Conférence des religieux et religieuses de France: «Les moines sont serviteurs de la Parole de Dieu, ils ont à faire entendre ce que l’Esprit dit aux Eglises. Les communautés se doivent d’être des laboratoires œcuméniques… L’accueil des personnes doit toujours l’emporter sur le jugement des idées… L’unification de l’être passe par la rencontre».

Ecouter la Parole

Le premier exposé a été confié au pasteur Laurent Schlumberger, président du Conseil national de l’Eglise réformée de France. Il rappelle que ce thème «Ecoute, Dieu nous parle» a été choisi par son Eglise suite à sa fusion avec l’Eglise luthérienne de France: «Devant l’ampleur des questions administratives, un retour à la source s’est fait sentir de manière impérative».

«Ecoute»: le peuple de Dieu devient peuple en écoutant dans le désert. Jésus appelle à l’écoute. L’Eglise est créature de la Parole.

«Dieu nous parle»: le nous indique l’importance du partage. Il s’agit de se mettre les uns à côté des autres pour écouter. Mais dans une société sécularisée et abasourdie de bruit, la question se pose : comment écouter Dieu aujourd’hui ?

Comme le prophète Jonas, on peut réagir à la Parole en ne lui faisant pas confiance. Or pour pouvoir écouter, il faut le silence. L. Schlumberger le souligne : « Le silence est la condition et l’essentiel de la Parole ». Il faut aussi du temps : «L’homme trop pressé n’a pas de disponibilité. C’est le sens du sabbat. Parfois il faut une panne pour que la parole de Dieu déploie son impact».

Le pasteur Schlumberger estime que «la lecture communautaire est la voie royale pour redécouvrir la lecture de la Bible. La plupart des textes ont été écrits pour être lus ensemble. Dans une telle lecture, on découvre qu’il y a des trésors insoupçonnés dans la vie de chacun».

Prier la Parole : la Lectio divina

Lire ensemble les Ecritures, c’est ce que trois lectio divina communautaires ont permis de vivre. Elles ont été animées par deux membres de l’Ecole de la Parole, le Père Rolf Zumthurm, prêtre dans le diocèse de Sion et le pasteur Martin Hoegger, pasteur de l’Eglise évangélique réformée du Canton de Vaud. L’Ecole de la Parole s’inspire de la « Scuola della Parola » du Cardinal Martini, bibliste et ancien archevêque de Milan. En Suisse romande, cette forme de lectio communautaire a été dès le début œcuménique. Les trois textes proposés ont été tirés de la brochure de cette année sur l’Evangile de Jean : à savoir le Prologue, la rencontre avec les premiers disciples et Jésus à Cana.

 Ces précieux moments ont permis de vivre ce qui était dit durant les conférences. Ainsi la forme n’a pas été séparée du fond : invocation de l’Esprit saint, écoute profonde de la Parole dans le silence, partage de la vie à la lumière de l’Evangile, prière en réponse à la visite du Verbe.

La protestation de la Parole

P. Grégoire Papathomas, archimandrite et professeur de théologie à l’Université d’Athènes et à l’Institut Saint Serge à Paris, donne la deuxième conférence de la Rencontre sur le thème Monachisme et Sécularisation.

Après l’édit de Milan en 313, année clé dont nous célébrons les 1700 ans l’année prochaine, les persécutions ont cessé, mais un relâchement s’est fait sentir dans l’Eglise. C’est alors qu’est né le monachisme afin de maintenir l’orientation eschatologique de l’Eglise. C’est «sa seule et unique raison», car «la sécularisation est une menace permanente de l’Eglise et même du Monachisme». Les moines transformèrent alors «le martyre du sang» du temps des persécutions en un «martyre de la conscience».

Face à la tendance de la société post-moderne qui marche vers une coupure totale de la communion avec Dieu, la réponse des chrétiens est de revenir à la Parole de Dieu. «Le chrétien croit en la Vérité révélée. Grâce à cette foi, il est convaincu de la vie eschatologique…Il espère et il attend et cet espoir ne faiblit pas».

Cela tous les chrétiens sont appelés à le vivre, mais en particulier le monachisme, qui est une protestation contre toute sorte de sécularisation. Il sait que le Royaume de Dieu est proche parce que le Christ ressuscité est parmi nous.

La Parole qui élargit

Au soir de ce samedi 14 juillet, nous nous retrouvons dans l’église de Saint-Etienne-du-Grès autour de l’archevêque du diocèse d’Aix en Provence, Mgr Christophe Dufour, qui lit la salutation des évêques de France. Dans son homélie il médite sur la prière du début de la lettre aux Ephésiens : Béni soit le Père de notre Seigneur Jésus-Christ. Il y découvre une fascinante vision: «Autour de cette vision du Christ comme point focal de l’histoire nous sommes un ! Si nous sommes divisés, la vision se brouille. La vision ne peut supporter la division sans s’effacer. Mais aucun, à lui seul, ne peut embrasser cette vision d’un regard qui soit total. Chacun a besoin des autres pour élargir le champ de sa vision».

L’après-midi nous écoutons Taras Dmytryk qui présente le travail de l’Institut d’études œcuméniques de l’Université catholique de Lviv, en Ukraine. Un travail important dans un contexte œcuménique plein de défis.

La lumière de la Parole

Tôt le dimanche matin, nous nous retrouvons dans la magnifique église romane de Saint Gabriel, à quelques pas de Pomeyrol. Pendant une heure et demie, sous la présidence du métropolite Stéphanos de Tallinn et de l’Estonie en concélébration avec l’évêque Athénagoras de Sinope et 4 prêtres, nous vivons une très belle liturgie orthodoxe dans cette chapelle aux murs nus, illuminée par des bougies et un rayon de soleil, éclairée par les icônes, et habitée par des chants en grec, roumain et français.

Le Père Syméon, supérieur du monastère de Saint Silouane, près du Mans (France), donne ce commentaire de l’Evangile: «Vous êtes la lumière du monde». «Pourquoi le Seigneur nous dit-il que nous sommes la lumière du monde, alors que la lumière c’est Lui ? La réponse est donnée à la fin de ce texte : nous sommes la lumière à condition de suivre ses commandements. Ils sont simples : «tu aimeras le Seigneur et ton prochain comme toi-même.». Pour être cette lumière, il nous faut donc aimer».

La radicalité de la Parole: Mérindol et les Vaudois

Après le petit déjeuner, départ pour Mérindol, dans le Lubéron, où le pasteur Horst Decker nous présente le Mouvement vaudois né au 12e siècle, qui se caractérisait par un fort attachement au texte biblique, en particulier au Sermon sur la montagne. Au 16e siècle, les Vaudois se rallièrent à la Réforme protestante. Mais les persécutions commencèrent et conduisirent à la destruction du village. Puis à sa reconstruction. Pendant la période qui a suivi la révocation de l’Edit de Nantes, la plupart des protestants pratiquèrent leur foi en cachette. Aujourd’hui la moitié du village est attachée à la foi protestante.

Qu’est-ce qui subsiste du témoignage des Vaudois dans cette région, se demande le vice-président de l’Association sur l’histoire des Vaudois du Lubéron, également diacre dans l’Eglise catholique? «Le fait d’approfondir leur message m’a aidé à retrouver les racines de ma foi. Cela m’a aussi ouvert à l’œcuménisme. Les Vaudois étaient attachés à la radicalité de l’Evangile, à le prêcher et à la liberté de conscience. Ils restaient attachés à leur Eglise, mais suivaient leur chemin. Ce sont des valeurs essentielles pour l’œcuménisme».


Vivre la Parole au quotidien: le Monastère de Sénanque

Après un repas fraternel dans un restaurant de Mérindol, nous visitons l’Abbaye de Sénanque, aux formes harmonieuses, qui se dresse fièrement, depuis plus de 850 ans, dans son vallon au milieu des lavandes en fleur. Frère Jean-Marie, son prieur, nous accueille et nous explique l’histoire de l’Abbaye et sa vie monastique: «Environ 300.000 personnes passent par l’abbaye. Cette réalité contraste avec la vie solitaire et d’union avec Dieu que cherchent les moines. Mais ils sont appelés à vivre ce contraste. En fait, il n’y a que deux choix possibles : soit fuir, soit accepter la réalité. Nous avons choisi de rester. C’est une occasion unique d’entrer en relation et de témoigner de notre vocation. Nous essayons de vivre de la Parole au quotidien par la prière continuelle et la lectio divina. C’est l’essentiel : rejoindre les gens au plus profond de leur être».

La Parole, ferment d’une vie

Le lendemain matin, nous reprenons l’approfondissement de notre thème de la Parole de Dieu pour la vie du monde, avec un témoin exceptionnel qui a cherché, sa vie durant, que la Parole de Dieu soit inspiratrice et critique: Michel Camdessus, ancien directeur de la Banque de France, du FMI et membre du gouvernement.

Celui-ci nous confie: «C’est l’occasion d’un retour sur ma vie et d’y découvrir les traces de la Parole…. J’ai appris à l’écouter dans les aumôneries d’étudiants. Trois dons m’ont été faits: le goût de la Parole, le sens de la communion avec les hommes et l’ouverture à leurs besoins».

Ce goût de la Parole l’a aidé à considérer le service de l’Etat comme un service à la communion. «Le monde du service public n’est pas facile : hostilités, inerties, incompréhensions, recherche de repères éthiques. L’Evangile ne donne pas de réponses directes, mais l’enseignement social chrétien m’a aidé à découvrir un trésor de références, comme de mettre au centre la personne humaine, la famille en tant que cellule fondamentale de la société, l’économie et la finance comme service, l’option préférentielle pour les pauvres… »

Après avoir proposé sept principes d’hygiène spirituelle, M. Camdessus conclut : «La Parole a été le ferment et l’instance critique de ma vie. Cette parole du prophète Michée m’a fait vivre: «On t’a fait savoir ce qui est bien, rien d’autre que d’accomplir la justice, d’aimer la tendresse et de marcher humblement avec ton Dieu» (Mich. 6,8).

L’âpreté de la Parole !

A la fin de cette journée, nous nous retrouvons dans la chapelle de Pomeyrol pour la célébration de la Sainte Cène. Le pasteur Jean-Arnold de Clermont, membre du comité de l’Association, la célèbre en apportant une méditation sur le « Soyez toujours joyeux » de Saint Paul (Philippiens 4,3). « Comment recevoir une telle parole, se demande-t-il ? Avec l’insouciance de la jeunesse, avec le grand âge, où chaque jour nouveau est une grâce ? Mais avec la perte d’un frère sauvagement assassiné ? Avec le poids d’un monde injuste où des multitudes d’hommes et de femmes n’ont pas d’eau pour se rafraîchir ?…Non, Seigneur…ou au moins non, Paul, je ne peux pas être toujours joyeux…Je veux pourtant recevoir cette Parole. Toute la Parole est pour moi, même si elle me révolte…Il n’y a pas d’autre issue que d’apprendre à être joyeux, de se savoir « appartenir au Seigneur ». Hier, avant que je sois né ! Demain, quand tout sera récapitulé dans son amour ! …»

Unis autour de la Parole?

Le Père Benoît Standaert, bénédictin de l’Abbaye Saint-André à Bruges (Belgique) et bibliste renommé, donne la dernière conférence : «Unis autour de la Parole ?» Il faut souligner le point d’interrogation, car on lui a demandé de traiter de sujets controversés tels l’inspiration, la tradition et la régulation dans la vie ecclésiale.

Mais avant de les aborder, il tient à souligner tout ce qui nous unit. D’abord la lecture priante des Ecritures, qui nourrissent notre rencontre avec Dieu. Il appelle à retrouver l’esprit de la lectio divina selon la maxime patristique: «Quand tu lis il te parle ; quand tu pries tu lui parles».

Il invite aussi à la lecture « à grande enjambée » d’année en année : «Cette pratique nous rapproche les uns les autres et de nos racines juives. Plus nous sommes proches de nos racines plus nous sommes proches les uns des autres : C’est une de mes rares convictions…car plus j’avance, moins j’en ai, mais plus elles s’approfondissent ». Pour cela, un renouveau du lectionnaire est nécessaire.

La place nous manque pour rendre compte de la richesse de sa réflexion. Nous renvoyons au site internet de l’Association qui a mis en ligne sa conférence.

Sa dernière question nous fait réfléchir. Comme Jésus est mort en prononçant des mots de l’Ecriture : «Père entre tes mains je remets mon Esprit» (Ps 31,6) ; «Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné» ? (Ps 22,1), quel est le verset de l’Ecriture dans lequel nous allons mourir? « Notre vie est-elle autre chose qu’un entraînement continu à bien lire «de tout notre cœur, de toute notre âme, de toute notre intelligence et de toutes nos forces?»

Sa conclusion peut aussi être celle de ces beaux jours où nous avons fait l’expérience de la force vivifiante de communion de la Parole de Dieu : « Le point d’interrogation qu’on m’a proposé comme titre de ma conférence – «Unis autour de la Parole » ? – n’est pas juste. Nous sommes tous sous la Parole et cela nous unit. Cela devrait être notre commune conviction ; nous pouvons croître ensemble sous la Parole». Le mardi 17 juillet, séance plénière pour l’évaluation de la Rencontre par les participant(e)s. Beaucoup relevèrent le positif des échanges, la qualité des conférenciers et l’accueil si fraternel des Soeurs de Pomeyrol.

Martin Hoegger, Le Mont sur Lausanne   –   martin.hoegger@eerv.ch

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ANNONCE: LA 34ème RENCONTRE A POMEYROL (FRANCE) – 12 au 18 JUILLET 2012

6 février 2012

Le comité organisateur de l’E.I.I.R. (Association des Rencontres Interconfessionnelles de Religieux et Religieuses), fondée en 1970 par les regrettés Métropolite Emilianos (Timiadis) de Silyvrie (Patriarcat Oecuménique) et Monseigneur Julian Garcia Hernando (prêtre catholique-romain de Madrid), a l’honneur de vous inviter à participer à la 34ème Rencontre qui aura lieu du 12 au 18 juillet 2012 à la Communauté de Pomyerol (France).

Des religieuses, religieux, clercs et laïcs, hommes et femmes de confessions et de nationalités différentes sont invités à se rencontrer et à partager entre eux des expériences pour approfondir un thème essentiel de la foi chrétienne. Le but est donc essentiellement un dialogue spirituel entre chrétiens d’Orient et Occident.

Le thème de la Rencontre est: «Ecoute ! Dieu nous parle… La Parole de Dieu pour la vie du monde».

CLIQUEZ ICI: pour le programme de la Rencontre et l’EIIR News.

Quelques participants à la Rencontre à Bad Liebenzel, en Allemagne en 1999

LE PRESIDENT DE L’EIIR AU VATICAN

1 juillet 2011

Vatican – Le président de notre association EIIR, Son Excellence l’Evêque Athénagoras de Sinope, s’est rendu au Vatican comme membre de la délégation du Patriarcat Oecuménique de Constantinople. Cette délégation officielle a été reçue par le Pape Benoît XVI, le 28 juin 2011, au Palais Apostolique du Vatican et à la célébration de la solennité des Saints Pierre et Paul, 29 juin 2011, à la Basilique Saint Pierre.

La délégation du Phanar était composée cette année de Son Eminence le Métropolite Emmanuel de France, Directeur du Bureau de l’Eglise orthodoxe auprès de l’Union Européenne, de Son Excellence l’Evêque Athénagoras de Sinope, auxiliaire du Métropolite de Belgique, et du Très Rév. Archimandrite Maximos Pothos, vicaire général de l’Archevêché Orthodoxe de Suisse. La délégation s’est également entretenue avec le Cardinal Kurt Koch, Président du Conseil Pontifical pour la Promotion de l’Unité des Chrétiens, et des membres de ce dicastère.

« Votre participation à notre fête », a dit Benoît XVI à ses hôtes« comme la présence de nos représentants à Istanbul pour la fête de l’apôtre André, manifeste l’amitié et l’authentique fraternité qui unit l’Eglise de Rome et le Patriarcat oecuménique, liens solidement fondés sur cette foi reçue du témoignage des apôtres. La profonde proximité spirituelle que nous expérimentons chaque fois que nous nous rencontrons est pour moi un motif de grande joie et de gratitude envers Dieu. En même temps, cependant, la communion non complète qui nous unit déjà doit croître jusqu’à atteindre la pleine unité visible ».

Nous suivons avec grande attention, a-t-il ajouté, « le travail de la Commission mixte pour le dialogue théologique entre l’Eglise catholique et l’Eglise orthodoxe dans son ensemble. Au regard purement humain, on pourrait avoir l’impression que le dialogue théologique a du mal à progresser. En réalité, le rythme du dialogue est lié à la complexité des thèmes en discussion, qui exigent un effort extraordinaire d’étude, de réflexion et d’ouverture réciproque. Nous sommes appelés à continuer ensemble dans la charité ce cheminement, invoquant de l’Esprit lumière et inspiration, dans la certitude qu’il veut nous conduire au plein accomplissement de la volonté du Christ, Que tous soient un… Dans un contexte historique de violence, d’indifférence et d’égoïsme, beaucoup d’hommes et de femmes se sentent égarés. C’est justement par le témoignage commun de la vérité de l’Evangile que nous pourrons aider l’homme de notre temps à retrouver le chemin qui le conduit à la vérité. La recherche de la vérité, en effet, est toujours aussi recherche de la justice et de la paix, et c’est avec grande joie que je constate l’engagement de SS Bartholomée en faveur de ces questions ». Le Pape a conclu en rappelant qu’après Jean-Paul II, il a « voulu inviter les frères chrétiens, les représentants des autres traditions religieuses et des personnalités du monde de la culture et de la science, à participer, le 27 octobre prochain à Assise, à une Journée de réflexion, de dialogue et de prière pour la paix et la justice dans le monde. Elle aura pour thème: Pèlerins dans la vérité, pèlerins dans la paix. Cette marche commune dans les rues de la ville de saint François sera le signe de la volonté de continuer à parcourir le chemin du dialogue et de la fraternité ».

A l’issue de cette rencontre au Vatican, la délégation du Patriarcat Oecuménique de Constantinople a été invitée à déjeuner avec le Saint Père.

Cette délégation a participé à la fête des Saints Pierre et Paul présidée traditionnellement le 29 juin, par Sa Sainteté le Pape. A l’issue de la célébration, le Pape et le Métropolite se sont recueillis auprès de la tombe de l’Apôtre Pierre et ont échangé quelques mots.

Chaque année, le traditionnel échange de visites entre l’Eglise de Rome et le Patriarcat Oecuménique de Constantinople a lieu à l’occasion de leurs fêtes patronales respectives. Cet échange de délégations entre Rome et Constantinople a débuté en 1969 avec la visite à Constantinople du Cardinal Johannes Willebrands, président du Secrétariat pour l’unité des chrétiens, à l’occasion de la fête de saint André, fondateur et protecteur du Patriarcat Oecuménique.

La délégation a aussi rencontré les Cardinaux Peter Turkson (Justice et Paix) et Jean-Louis Tauran (Dialogue Intérreligieux), ainsi que les Ambassadeurs de Grèce, Turquie et France auprès du Saint Siège.


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IIIème ANNIVERSAIRE DU DECES DU METROPOLITE EMILIANOS TIMIADIS

13 février 2011

Aigion -– Le 13 février 2011 a eu lieu à Aigion (Grèce) une célébration commémorant le troisième anniversaire de la mort du regretté Métropolite Emilianos Timiadis, Métropolite de Silyvrie (Patriarcat Oecuménique) et co-fondateur des Rencontres Oecuméniques EIIR. Rappelons que le Métropolite Emilianos s’est endormi dans le Seigneur le 22 février 2008 à Aigion, où il passa les dernières années de sa vie, (en alternance avec des fréquents séjours au Monastère catholique de Bose en Italie).

L’Office de commémoration fut célébré en la Cathédrale de la Mère de Dieu de la Métropole de Aigion, après la Divine Liturgie dominicale présidée par le Métropolite Dionysios de Corinthe, entouré du Métropolite Ambrosios de Kalavryta, de l’Evêque Athénagoras de Sinope (Belgique), de prêtres et diacres. C’est l’Evêque Athénagoras de Sinope qui présida l’Office de commémoration entouré des Hiérarques précités et de nombreux fidèles.  Les deux nièces du regretté Monseigneur Emilianos étaient présentes dans l’assemblée.

Après les Offices liturgiques suivit une commémoration de partage ‘philologique’, animée par l’Evêque Athénagoras de Sinope, qui présentant la personne du regretté Métropolite, montra combien sa présence pastorale en Occident fut marquée par un grand souci d’amour et de dialogue avec tous, dans un bienveillant respect des diversités ecclésiales. L’Archimandrite Ioakim Benianakis, vicaire général de la Métropole de Kalavrita, a présenté l’oeuvre du Métropolite Emilianos au sein de la Métropole de Kalavrita, tandis que le Prêtre Angelos Spiropoulos, qui fut le diacre du Métropolite lors de son séjour à Aigion, rappela divers souvenirs.

La simplicité de Monseigneur Emilianos, son dynamisme évangélique, son esprit de diaconie au service de l’’Eglise de son temps, mais surtout de la réconciliation ecclésiale espérée pour demain, demeurent dans la mémoire de tous ceux qui ont croisé la route de ce grand serviteur de l’Unité. Un actif souci pour l’’actualisation du message évangélique dans un monde, qui bien souvent ne connaît plus Dieu, ne Le cherche pas ou qui résiste à Sa grâce, caractérisait toute l’urgence du travail pastoral du regretté Métropolite. Il soulignait sans cesse le besoin d’’utiliser une langue compréhensible pour les fidèles, afin de les aider à découvrir l’’essentiel de leur foi, plutôt que de s’’occuper de détails peu importants. Par ses paroles et ses actes Il stimulait la recherche de chacun à trouver une réponse à la question de savoir comment redonner du sens à notre société, qui trop souvent oublie ses propres racines chrétiennes.
Tous ces charismes ont fait de ce pasteur humble et éclairé un véritable  guide et père spirituel de notre temps: il se souciait du bien-être de tous, invitant chacun  à prendre conscience d’être appelé à vivre en communauté avec son Créateur et Rédempteur.
‘Vivre en Christ’ doit, selon Monseigneur Emilianos, être le fruit d’’une ‘option personnelle’ et ne peut en aucun cas être soumis à quelque pression ou obligation mais relève de la grâce baptismale et de la liberté de la foi individuelle, dira l’Evêque Athénagoras en célébrant la mémoire de ce « bon et fidèle serviteur » du Christ et de son Eglise, entré dans la Joie de Son Maître.

Puissions-nous recevoir sa bénédiction et que Dieu lui donne le repos éternel dans la Lumière déifique!

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IN MEMORIAM – DOM ANDRE LOUF (1929-2010)

31 juillet 2010
Dom André Louf a rejoint le sein du Père le lundi 12 juillet 2010.

Né en 1929, à Louvain, en Belgique, il devint moine, en 1947, à l’Abbaye du Mont-des-Cats, en France, puis prêtre en 1955. Elu Abbé en 1963, il restera au service de ses Frères jusqu’en 1997. Ensuite il se retira dans le sud de la France, pour y vivre en ermite.

Chercheur de Dieu, homme de prière, Dom André était souvent sollicité pour donner des conseils spirituels, des conférences, écrire des articles dans diverses revues de spiritualité. Il participa régulièrement aux divers Colloques oecuméniques de Chevetogne, Bose, et Rencontres EIIR.

Dom André Louf à Bose, entouré du Métropolite Emilianos de Silyvrie, de l'Evêque Athénagoras de Sinope et de Dom Michel Van Parys

Ses livres étaient de véritables guides pour apprendre à prier et cheminer vers la connaissance de Dieu. ll oeuvra à un important travail de traduction, dont celle des écrits de Jan VAN RUUSBROEC, mystique du XIVème siècle. Son engagement oecuménique trouvait sa source dans une ardente foi et une profonde espérance dans la réconciliation ecclésiale. Ses nombreuses relations avec les Eglises, particulièrement ses visites au Mont Athos, lui inspiraient un grand respect de la diversité des rites liturgiques et beaucoup de compréhension pour le cheminement historique de chaque Communauté.

Dom André a été un véritable serviteur de l’UNITE! Dom André aimait beaucoup notre Groupe de travail oecuménique EIIR. Il participa à de nombreuses Rencontres, y donnant toujours d’excellentes conférences et synthèses des échanges. Sa participation était fort appréciée de tous ainsi que sa qualité d’écoute spirituelle, attentive à chacun. En 2008, Dom André demanda, vu la fatigue due à son âge, pour continuer à participer mais sans donner de conférence, alors sa présence rayonnante au sein du Groupe EIIR devint encore davantage celle d’une paternité spirituelle au service des coeurs. Dom André s’était inscrit pour la Rencontre de RILA 2010. Le premier soir de notre arrivée en Bulgarie nous avons appris, avec beaucoup d’émotion, son passage vers le Père. Et c’est donc d’auprès du Seigneur et dans Sa Lumière, que notre Frère nous a donné soutien et grâces. L’Eucharistie, célébrée à la cathédrale catholique de Sofia, le 17 juillet, fut à sa mémoire éternelle.

Dom André restera présent dans nos coeurs et nous éprouvons une vive gratitude pour ce qu’il a offert et partagé à notre petite Eglise EIIR, avec tant de simplicité et d’amour ecclésial.

CHRIST EST RESSUSCITE ! ALLELUIA !

LA XXXIIIème RENCONTRE DE L’EIIR AU MONASTERE SAINT JEAN DE RILA (BULGARIE) – 13-19 JUILLET 2010

20 juillet 2010


Rila
– Cette XXXIIIème Rencontre de l’EIIR a eu la joie de se vivre dans le prestigieux cadre du Monastère Saint Jean de Rila (Bulgarie). Le groupe des participants remercie l’Evêque Evlogij, higoumène de ce monastère, ainsi que tous les frères bulgares particulièrement le Hiérodiacre Petar Gramatikov et le Prof. Ivan Z. Dimitrov.

La disposition de “philadelphia” a rapidement permis des retrouvailles chaleureuses pour les habitués, et d’être vite intégrés pour les nouveaux. Venant de plusieurs pays et confessions (Allemagne, Belgique, Brésil, Bulgarie, Colombie, Espagne, Estonie, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Italie, Norvège, Roumanie), les participants ont été attentifs à répondre au thème de réflexion: “La vie en Christ: défi et espérance”.

La conférence d’ouverture donnée par l’Evêque Athénagoras de Sinope (Patriarcat Œcuménique – Belgique), président de l’EIIR, a permis d’orienter les travaux: «regarder en face les difficultés, les défis que présente la vie en Christ… Le coeur de l’homme est le seul endroit où la véritable liberté prend son sens, où l’Amour véritable pour Lui et pour notre semblable peut croître et d’où la louange liturgique à Dieu peut s’élever». Tous ont été sensibles et honorés de l’attention portée à la Rencontre par le Patriarche Œcuménique Bartholomée de Constantinople, par les Cardinaux Walter Kasper (président du Conseil Pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens – Vatican) et Franc Rodé (préfet de la Congrégation pour la vie consacrée – Vatican) et par Sa Majesté le Roi Siméon de Bulgarie. Leurs mots chaleureux d’encouragements ont permis de mieux saisir l’ampleur et la gravité des échanges.

Les temps de prières et de participation “liturgique” ont aidé à contempler le mystère de Notre Seigneur: le défiguré du Golgotha et le transfiguré du Thabor, clef et source de toute droiture anthropologique, en s’inspirant ici de Saint Irénée de Lyon.

Soeur GilChrist Lavigne (Mariakloster Tautra – Norvège) a ouvert le chemin. Insistant sur l’indispensable dynamique d’expérience et de compagnonnage avec le Christ; elle a invité l’assemblée à savoir oser passer de la crainte servile à la crainte constructive. Don, contredon et abandon, nous amènent à un décentrement pour vraiment participer à la perfection de Jésus. Il faut accepter nos fragilités pour laisser progressivement entrer en nous la force de miséricorde. Itinéraire que les participants ont retrouvé dans la conférence de l’Archimandrite Syméon (Monastère Saint Silouane – France). Fulgurence de la conversion de Saint Silouane de l’Athos: «Tiens ton esprit en enfer et ne désespère pas». Dans les larmes et les cris, l’orgueil qui semble fermer tout progrès spirituel, dans l’élan du désir du Christ, se mue en faiblesse reconnue pour se laisser aimer à la mesure du coeur d’Amour de Dieu. L’espace intérieur de Saint Silouane se dilate alors aux dimensions de la compassion pour tous les hommes de la terre. En complément de cet apport profond, Soeur Théosemnie (Monastère de Chrysopigi, Chania – Grèce) a rappelé la belle figure de Porphyre de Kafsokalyvia, avec l’intention de se reposer la question de notre propre attachement au Christ.

«Etre témoin du Christ». L’un des appels marqué par le Pasteur Jean-Arnold de Clermont (ancien président de la KEK – France). Dieu a contracté une alliance avec nous, il se fait proche. Nous sommes ainsi convoqués à une écoute et un partage. Une ouverture à l’insaisissable divin dans la diversité des modes culturels, à une Parole qui rend libre, qui travaille et demeure au plus intime de nous-mêmes, pour être partagée. Sœur Christiane Jouve (Pomeyrol – France) a présenté le projet des soeurs de Pomeyrol, à partir de l’expérience d’une quête intérieure de paix de leur fondatrice au coeur des affres de la Seconde Guerre Mondiale.

Ces lignes substantielles trop rapidement données ont été articulées à la situation concrète de la Bulgarie. Les conférences du Hiérodiacre Petar Gramatikov (Plovdiv – Bulgarie) et du Prof. Ivan Z. Dimitrov (Sofia – Bulgarie), ont permis de mieux considérer les enjeux et les espérances en cette terre bulgare. Pays européen où il semble que la diversité des religions se vivent dans l’harmonie, mais où une certaine désaffection pour la foi chrétienne n’est pas sans rappeler d’autres cas européens, évoqués lors des rencontres en carrefours. L’assemblée a aussi pu – avec une amertume certaine – constater que l’oecuménisme n’était pas toujours prioritaire et a prié pour que l’Esprit souffle aux pasteurs de se saisir plus profondément de ce mouvement essentiel pour la vie de l’Eglise.

Le Père Michel Van Parys (Monastère de Chevetogne – Belgique) a proposé cinq défis à relever dans l’espérance œcuménique: relever le désarroi des fidèles, retrouver le chemin avec les personnes qui ont besoin d’une foi qui console et d’une espérance chaleureuse, s’interroger sur l’hégémonie persistante du modèle occidental, réconcilier nos vieilles blessures, ne pas laisser l’oecuménisme s’endormir dans la diplomatie. Aussi faudrait-il nous mettre en obédience du Rabbi qui est Parole de Dieu, apprendre à mieux recevoir des autres traditions, recentré sur la présence du Règne de Dieu, être davantage attentifs à l’échange des dons.

La table ronde animée par le Père Franck Lemaître (Paris – France) a pu permettre d’entrer dans des éléments concrets, particulièrement la relation de la récente assemblée de la KEK à Lyon (Mgr Stephanos de Tallinn et de toute l’Estonie et le Pasteur Jean-Arnold de Clermont), ainsi que les efforts à poursuivre à l’aune de 100 ans de vie oecuménique (Dom Michel Van Parys).

Tout cela recentrer sur le mystère du Christ ressuscité où le Métropolite Stephanos de Tallinn et de toute l’Estonie, a livré une profonde méditation nouant toutes les lignes déjà évoquées: «l’espace mystérieux du coeur, lorsqu’il est habité par Jésus ressuscité ne connaît plus de limite». Témoignage de la joie pascale où, nous les baptisés, sommes plongés dans une configuration avec le Christ. Et dans son lien sponsal avec chacun d’entre nous, se révèle la proximité et la vérité. Nous retrouvons la nécessité du témoignage, de l’accompagnement, de la présence. Contemplons-nous assez ce mystère de l’Incarnation où «le but final est la destruction de la mort»? Le lien avec don, contredon, abandon, dans la foi, ne se retrouve-t-il pas ici?

L’après-midi de la journée finale fut consacrée, comme de coutume, à l’Assemblée Générale de l’EIIR, à l’évaluation de cette Rencontre, à un échange sur des projets d’avenir, ainsi qu’ à l’élection des membres du Comité Organisateur.

Mgr Stephanos et Mgr Ioan, auxiliaire du Patriarche de Bulgarie

Mgr Stephanos et Mgr Ioan, auxiliaire du Patriarche de Bulgarie

Il semble qu’entre Thabor et Golgotha, chacune des rencontres de l’EIIR, des prières, des temps de célébrations, a été traversée par cette tension entre douleur et transfiguration. C’est le chemin obligé de tout disciple du Seigneur, de celui qui désire la sainteté, que ce soit pour chaque baptisé ou pour chaque Eglise. Puisque le Christ époux est serviteur, l’assemblée a sans doute emprunté ce chemin diaconal, durant ces quelques jours. Espérons qu’il ne soit pas un simple tronçon de route vite délaissé, mais qu’il grandisse pour que s’intensifie l’autoroute de l’Unité. Osons rendre grâce pour ce temps que l’Esprit nous a donné pour bâtir ce bel échangeur.

Christ est ressuscité!

Alléluia.

P.S. La prochaine Rencontre est prévue chez les Soeurs Protestantes de Pomeyrol, en France, du 13 au 19 juillet 2012.


Les membres-élus du Conseil d'Administration de l'EIIR

Les membres-élus du Conseil d'Administration de l'EIIR

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les photos

discours d’ouverture du président (Mgr Athénagoras)

message du Patriarche Oecuménique Bartholomée

message du Patriarche Oecuménique Bartholomée (en grec)

message du Cardinal Walter Kasper

message du Cardinal Franc Rodé (en espagnol)

message du Roi Syméon de Bulgarie (en bulgare)


MESSAGE DE COMMUNION A L’OCCASION DU DEPART AU CIEL DE DOM ANDRE LOUF

18 juillet 2010

Très Révérend père Abbé,
Monastère du Mont des Cats,

Au nom du Groupe Oecuménique EIIR – rassemblé au Monastère orthodoxe Saint Jean de Rila en Bulgarie – je voudrais vous exprimer notre profonde communion à vous et votre Communauté et notre prière pour le repos de Père André dans la joie de la Résurrection. Nous partageons votre peine et votre espérance et nous avons une immense gratitude pour le riche partage œcuménique que le Groupe EIIR a reçu de Père André.

+ Evêque Athénagoras de Sinope,
président de l’EIIR

ANNONCE DE DECES DE DOM ANDRE LOUF

12 juillet 2010

Dom André Louf est décédé le 12 juillet 2010.

 

 

Dom André Louf à notre Rencontre à Sobrado en 2008

 

Il était né le 28 décembre 1929 à Louvain. Entré en communauté le 15 octobre 1947, il avait fait profession solennelle le 2 février 1954 et avait été ordonné prêtre le 19 juillet 1955. Élu Abbé le 10 janvier 1963, il le demeura jusqu’à sa démission le 14 novembre 1997. Il se retira ensuite pour vivre en ermite auprès de la communauté des Sœurs Bénédictines de Ste Lioba à Simiane-Collongue. Il venait de rentrer au Mont des Cats, il y a quelques semaines, suite à des problèmes de santé. Les funérailles auront lieu à l’Abbaye du Mont des Cats, le mercredi 14 juillet 2010, à 15 heures.