ANNONCE: LA 34ème RENCONTRE A POMEYROL (FRANCE) – 12 au 18 JUILLET 2012

6 février 2012

Le comité organisateur de l’E.I.I.R. (Association des Rencontres Interconfessionnelles de Religieux et Religieuses), fondée en 1970 par les regrettés Métropolite Emilianos (Timiadis) de Silyvrie (Patriarcat Oecuménique) et Monseigneur Julian Garcia Hernando (prêtre catholique-romain de Madrid), a l’honneur de vous inviter à participer à la 34ème Rencontre qui aura lieu du 12 au 18 juillet 2012 à la Communauté de Pomyerol (France).

Des religieuses, religieux, clercs et laïcs, hommes et femmes de confessions et de nationalités différentes sont invités à se rencontrer et à partager entre eux des expériences pour approfondir un thème essentiel de la foi chrétienne. Le but est donc essentiellement un dialogue spirituel entre chrétiens d’Orient et Occident.

Le thème de la Rencontre est: «Ecoute ! Dieu nous parle… La Parole de Dieu pour la vie du monde».

CLIQUEZ ICI: pour le programme de la Rencontre et l’EIIR News.

Quelques participants à la Rencontre à Bad Liebenzel, en Allemagne en 1999

LE PRESIDENT DE L’EIIR AU VATICAN

1 juillet 2011

Vatican - Le président de notre association EIIR, Son Excellence l’Evêque Athénagoras de Sinope, s’est rendu au Vatican comme membre de la délégation du Patriarcat Oecuménique de Constantinople. Cette délégation officielle a été reçue par le Pape Benoît XVI, le 28 juin 2011, au Palais Apostolique du Vatican et à la célébration de la solennité des Saints Pierre et Paul, 29 juin 2011, à la Basilique Saint Pierre.

La délégation du Phanar était composée cette année de Son Eminence le Métropolite Emmanuel de France, Directeur du Bureau de l’Eglise orthodoxe auprès de l’Union Européenne, de Son Excellence l’Evêque Athénagoras de Sinope, auxiliaire du Métropolite de Belgique, et du Très Rév. Archimandrite Maximos Pothos, vicaire général de l’Archevêché Orthodoxe de Suisse. La délégation s’est également entretenue avec le Cardinal Kurt Koch, Président du Conseil Pontifical pour la Promotion de l’Unité des Chrétiens, et des membres de ce dicastère.

“Votre participation à notre fête”, a dit Benoît XVI à ses hôtes“comme la présence de nos représentants à Istanbul pour la fête de l’apôtre André, manifeste l’amitié et l’authentique fraternité qui unit l’Eglise de Rome et le Patriarcat oecuménique, liens solidement fondés sur cette foi reçue du témoignage des apôtres. La profonde proximité spirituelle que nous expérimentons chaque fois que nous nous rencontrons est pour moi un motif de grande joie et de gratitude envers Dieu. En même temps, cependant, la communion non complète qui nous unit déjà doit croître jusqu’à atteindre la pleine unité visible”.

Nous suivons avec grande attention, a-t-il ajouté, “le travail de la Commission mixte pour le dialogue théologique entre l’Eglise catholique et l’Eglise orthodoxe dans son ensemble. Au regard purement humain, on pourrait avoir l’impression que le dialogue théologique a du mal à progresser. En réalité, le rythme du dialogue est lié à la complexité des thèmes en discussion, qui exigent un effort extraordinaire d’étude, de réflexion et d’ouverture réciproque. Nous sommes appelés à continuer ensemble dans la charité ce cheminement, invoquant de l’Esprit lumière et inspiration, dans la certitude qu’il veut nous conduire au plein accomplissement de la volonté du Christ, Que tous soient un… Dans un contexte historique de violence, d’indifférence et d’égoïsme, beaucoup d’hommes et de femmes se sentent égarés. C’est justement par le témoignage commun de la vérité de l’Evangile que nous pourrons aider l’homme de notre temps à retrouver le chemin qui le conduit à la vérité. La recherche de la vérité, en effet, est toujours aussi recherche de la justice et de la paix, et c’est avec grande joie que je constate l’engagement de SS Bartholomée en faveur de ces questions”. Le Pape a conclu en rappelant qu’après Jean-Paul II, il a “voulu inviter les frères chrétiens, les représentants des autres traditions religieuses et des personnalités du monde de la culture et de la science, à participer, le 27 octobre prochain à Assise, à une Journée de réflexion, de dialogue et de prière pour la paix et la justice dans le monde. Elle aura pour thème: Pèlerins dans la vérité, pèlerins dans la paix. Cette marche commune dans les rues de la ville de saint François sera le signe de la volonté de continuer à parcourir le chemin du dialogue et de la fraternité”.

A l’issue de cette rencontre au Vatican, la délégation du Patriarcat Oecuménique de Constantinople a été invitée à déjeuner avec le Saint Père.

Cette délégation a participé à la fête des Saints Pierre et Paul présidée traditionnellement le 29 juin, par Sa Sainteté le Pape. A l’issue de la célébration, le Pape et le Métropolite se sont recueillis auprès de la tombe de l’Apôtre Pierre et ont échangé quelques mots.

Chaque année, le traditionnel échange de visites entre l’Eglise de Rome et le Patriarcat Oecuménique de Constantinople a lieu à l’occasion de leurs fêtes patronales respectives. Cet échange de délégations entre Rome et Constantinople a débuté en 1969 avec la visite à Constantinople du Cardinal Johannes Willebrands, président du Secrétariat pour l’unité des chrétiens, à l’occasion de la fête de saint André, fondateur et protecteur du Patriarcat Oecuménique.

La délégation a aussi rencontré les Cardinaux Peter Turkson (Justice et Paix) et Jean-Louis Tauran (Dialogue Intérreligieux), ainsi que les Ambassadeurs de Grèce, Turquie et France auprès du Saint Siège.


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IIIème ANNIVERSAIRE DU DECES DU METROPOLITE EMILIANOS TIMIADIS

13 février 2011

Aigion -– Le 13 février 2011 a eu lieu à Aigion (Grèce) une célébration commémorant le troisième anniversaire de la mort du regretté Métropolite Emilianos Timiadis, Métropolite de Silyvrie (Patriarcat Oecuménique) et co-fondateur des Rencontres Oecuméniques EIIR. Rappelons que le Métropolite Emilianos s’est endormi dans le Seigneur le 22 février 2008 à Aigion, où il passa les dernières années de sa vie, (en alternance avec des fréquents séjours au Monastère catholique de Bose en Italie).

L’Office de commémoration fut célébré en la Cathédrale de la Mère de Dieu de la Métropole de Aigion, après la Divine Liturgie dominicale présidée par le Métropolite Dionysios de Corinthe, entouré du Métropolite Ambrosios de Kalavryta, de l’Evêque Athénagoras de Sinope (Belgique), de prêtres et diacres. C’est l’Evêque Athénagoras de Sinope qui présida l’Office de commémoration entouré des Hiérarques précités et de nombreux fidèles.  Les deux nièces du regretté Monseigneur Emilianos étaient présentes dans l’assemblée.

Après les Offices liturgiques suivit une commémoration de partage ‘philologique’, animée par l’Evêque Athénagoras de Sinope, qui présentant la personne du regretté Métropolite, montra combien sa présence pastorale en Occident fut marquée par un grand souci d’amour et de dialogue avec tous, dans un bienveillant respect des diversités ecclésiales. L’Archimandrite Ioakim Benianakis, vicaire général de la Métropole de Kalavrita, a présenté l’oeuvre du Métropolite Emilianos au sein de la Métropole de Kalavrita, tandis que le Prêtre Angelos Spiropoulos, qui fut le diacre du Métropolite lors de son séjour à Aigion, rappela divers souvenirs.

La simplicité de Monseigneur Emilianos, son dynamisme évangélique, son esprit de diaconie au service de l’’Eglise de son temps, mais surtout de la réconciliation ecclésiale espérée pour demain, demeurent dans la mémoire de tous ceux qui ont croisé la route de ce grand serviteur de l’Unité. Un actif souci pour l’’actualisation du message évangélique dans un monde, qui bien souvent ne connaît plus Dieu, ne Le cherche pas ou qui résiste à Sa grâce, caractérisait toute l’urgence du travail pastoral du regretté Métropolite. Il soulignait sans cesse le besoin d’’utiliser une langue compréhensible pour les fidèles, afin de les aider à découvrir l’’essentiel de leur foi, plutôt que de s’’occuper de détails peu importants. Par ses paroles et ses actes Il stimulait la recherche de chacun à trouver une réponse à la question de savoir comment redonner du sens à notre société, qui trop souvent oublie ses propres racines chrétiennes.
Tous ces charismes ont fait de ce pasteur humble et éclairé un véritable  guide et père spirituel de notre temps: il se souciait du bien-être de tous, invitant chacun  à prendre conscience d’être appelé à vivre en communauté avec son Créateur et Rédempteur.
‘Vivre en Christ’ doit, selon Monseigneur Emilianos, être le fruit d’’une ‘option personnelle’ et ne peut en aucun cas être soumis à quelque pression ou obligation mais relève de la grâce baptismale et de la liberté de la foi individuelle, dira l’Evêque Athénagoras en célébrant la mémoire de ce “bon et fidèle serviteur” du Christ et de son Eglise, entré dans la Joie de Son Maître.

Puissions-nous recevoir sa bénédiction et que Dieu lui donne le repos éternel dans la Lumière déifique!

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IN MEMORIAM – DOM ANDRE LOUF (1929-2010)

31 juillet 2010
Dom André Louf a rejoint le sein du Père le lundi 12 juillet 2010.

Né en 1929, à Louvain, en Belgique, il devint moine, en 1947, à l’Abbaye du Mont-des-Cats, en France, puis prêtre en 1955. Elu Abbé en 1963, il restera au service de ses Frères jusqu’en 1997. Ensuite il se retira dans le sud de la France, pour y vivre en ermite.

Chercheur de Dieu, homme de prière, Dom André était souvent sollicité pour donner des conseils spirituels, des conférences, écrire des articles dans diverses revues de spiritualité. Il participa régulièrement aux divers Colloques oecuméniques de Chevetogne, Bose, et Rencontres EIIR.

Dom André Louf à Bose, entouré du Métropolite Emilianos de Silyvrie, de l'Evêque Athénagoras de Sinope et de Dom Michel Van Parys

Ses livres étaient de véritables guides pour apprendre à prier et cheminer vers la connaissance de Dieu. ll oeuvra à un important travail de traduction, dont celle des écrits de Jan VAN RUUSBROEC, mystique du XIVème siècle. Son engagement oecuménique trouvait sa source dans une ardente foi et une profonde espérance dans la réconciliation ecclésiale. Ses nombreuses relations avec les Eglises, particulièrement ses visites au Mont Athos, lui inspiraient un grand respect de la diversité des rites liturgiques et beaucoup de compréhension pour le cheminement historique de chaque Communauté.

Dom André a été un véritable serviteur de l’UNITE! Dom André aimait beaucoup notre Groupe de travail oecuménique EIIR. Il participa à de nombreuses Rencontres, y donnant toujours d’excellentes conférences et synthèses des échanges. Sa participation était fort appréciée de tous ainsi que sa qualité d’écoute spirituelle, attentive à chacun. En 2008, Dom André demanda, vu la fatigue due à son âge, pour continuer à participer mais sans donner de conférence, alors sa présence rayonnante au sein du Groupe EIIR devint encore davantage celle d’une paternité spirituelle au service des coeurs. Dom André s’était inscrit pour la Rencontre de RILA 2010. Le premier soir de notre arrivée en Bulgarie nous avons appris, avec beaucoup d’émotion, son passage vers le Père. Et c’est donc d’auprès du Seigneur et dans Sa Lumière, que notre Frère nous a donné soutien et grâces. L’Eucharistie, célébrée à la cathédrale catholique de Sofia, le 17 juillet, fut à sa mémoire éternelle.

Dom André restera présent dans nos coeurs et nous éprouvons une vive gratitude pour ce qu’il a offert et partagé à notre petite Eglise EIIR, avec tant de simplicité et d’amour ecclésial.

CHRIST EST RESSUSCITE ! ALLELUIA !

LA XXXIIIème RENCONTRE DE L’EIIR AU MONASTERE SAINT JEAN DE RILA (BULGARIE) – 13-19 JUILLET 2010

20 juillet 2010


Rila
– Cette XXXIIIème Rencontre de l’EIIR a eu la joie de se vivre dans le prestigieux cadre du Monastère Saint Jean de Rila (Bulgarie). Le groupe des participants remercie l’Evêque Evlogij, higoumène de ce monastère, ainsi que tous les frères bulgares particulièrement le Hiérodiacre Petar Gramatikov et le Prof. Ivan Z. Dimitrov.

La disposition de “philadelphia” a rapidement permis des retrouvailles chaleureuses pour les habitués, et d’être vite intégrés pour les nouveaux. Venant de plusieurs pays et confessions (Allemagne, Belgique, Brésil, Bulgarie, Colombie, Espagne, Estonie, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Italie, Norvège, Roumanie), les participants ont été attentifs à répondre au thème de réflexion: “La vie en Christ: défi et espérance”.

La conférence d’ouverture donnée par l’Evêque Athénagoras de Sinope (Patriarcat Œcuménique – Belgique), président de l’EIIR, a permis d’orienter les travaux: «regarder en face les difficultés, les défis que présente la vie en Christ… Le coeur de l’homme est le seul endroit où la véritable liberté prend son sens, où l’Amour véritable pour Lui et pour notre semblable peut croître et d’où la louange liturgique à Dieu peut s’élever». Tous ont été sensibles et honorés de l’attention portée à la Rencontre par le Patriarche Œcuménique Bartholomée de Constantinople, par les Cardinaux Walter Kasper (président du Conseil Pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens - Vatican) et Franc Rodé (préfet de la Congrégation pour la vie consacrée – Vatican) et par Sa Majesté le Roi Siméon de Bulgarie. Leurs mots chaleureux d’encouragements ont permis de mieux saisir l’ampleur et la gravité des échanges.

Les temps de prières et de participation “liturgique” ont aidé à contempler le mystère de Notre Seigneur: le défiguré du Golgotha et le transfiguré du Thabor, clef et source de toute droiture anthropologique, en s’inspirant ici de Saint Irénée de Lyon.

Soeur GilChrist Lavigne (Mariakloster Tautra – Norvège) a ouvert le chemin. Insistant sur l’indispensable dynamique d’expérience et de compagnonnage avec le Christ; elle a invité l’assemblée à savoir oser passer de la crainte servile à la crainte constructive. Don, contredon et abandon, nous amènent à un décentrement pour vraiment participer à la perfection de Jésus. Il faut accepter nos fragilités pour laisser progressivement entrer en nous la force de miséricorde. Itinéraire que les participants ont retrouvé dans la conférence de l’Archimandrite Syméon (Monastère Saint Silouane – France). Fulgurence de la conversion de Saint Silouane de l’Athos: «Tiens ton esprit en enfer et ne désespère pas». Dans les larmes et les cris, l’orgueil qui semble fermer tout progrès spirituel, dans l’élan du désir du Christ, se mue en faiblesse reconnue pour se laisser aimer à la mesure du coeur d’Amour de Dieu. L’espace intérieur de Saint Silouane se dilate alors aux dimensions de la compassion pour tous les hommes de la terre. En complément de cet apport profond, Soeur Théosemnie (Monastère de Chrysopigi, Chania – Grèce) a rappelé la belle figure de Porphyre de Kafsokalyvia, avec l’intention de se reposer la question de notre propre attachement au Christ.

«Etre témoin du Christ». L’un des appels marqué par le Pasteur Jean-Arnold de Clermont (ancien président de la KEK – France). Dieu a contracté une alliance avec nous, il se fait proche. Nous sommes ainsi convoqués à une écoute et un partage. Une ouverture à l’insaisissable divin dans la diversité des modes culturels, à une Parole qui rend libre, qui travaille et demeure au plus intime de nous-mêmes, pour être partagée. Sœur Christiane Jouve (Pomeyrol – France) a présenté le projet des soeurs de Pomeyrol, à partir de l’expérience d’une quête intérieure de paix de leur fondatrice au coeur des affres de la Seconde Guerre Mondiale.

Ces lignes substantielles trop rapidement données ont été articulées à la situation concrète de la Bulgarie. Les conférences du Hiérodiacre Petar Gramatikov (Plovdiv – Bulgarie) et du Prof. Ivan Z. Dimitrov (Sofia – Bulgarie), ont permis de mieux considérer les enjeux et les espérances en cette terre bulgare. Pays européen où il semble que la diversité des religions se vivent dans l’harmonie, mais où une certaine désaffection pour la foi chrétienne n’est pas sans rappeler d’autres cas européens, évoqués lors des rencontres en carrefours. L’assemblée a aussi pu – avec une amertume certaine – constater que l’oecuménisme n’était pas toujours prioritaire et a prié pour que l’Esprit souffle aux pasteurs de se saisir plus profondément de ce mouvement essentiel pour la vie de l’Eglise.

Le Père Michel Van Parys (Monastère de Chevetogne – Belgique) a proposé cinq défis à relever dans l’espérance œcuménique: relever le désarroi des fidèles, retrouver le chemin avec les personnes qui ont besoin d’une foi qui console et d’une espérance chaleureuse, s’interroger sur l’hégémonie persistante du modèle occidental, réconcilier nos vieilles blessures, ne pas laisser l’oecuménisme s’endormir dans la diplomatie. Aussi faudrait-il nous mettre en obédience du Rabbi qui est Parole de Dieu, apprendre à mieux recevoir des autres traditions, recentré sur la présence du Règne de Dieu, être davantage attentifs à l’échange des dons.

La table ronde animée par le Père Franck Lemaître (Paris – France) a pu permettre d’entrer dans des éléments concrets, particulièrement la relation de la récente assemblée de la KEK à Lyon (Mgr Stephanos de Tallinn et de toute l’Estonie et le Pasteur Jean-Arnold de Clermont), ainsi que les efforts à poursuivre à l’aune de 100 ans de vie oecuménique (Dom Michel Van Parys).

Tout cela recentrer sur le mystère du Christ ressuscité où le Métropolite Stephanos de Tallinn et de toute l’Estonie, a livré une profonde méditation nouant toutes les lignes déjà évoquées: «l’espace mystérieux du coeur, lorsqu’il est habité par Jésus ressuscité ne connaît plus de limite». Témoignage de la joie pascale où, nous les baptisés, sommes plongés dans une configuration avec le Christ. Et dans son lien sponsal avec chacun d’entre nous, se révèle la proximité et la vérité. Nous retrouvons la nécessité du témoignage, de l’accompagnement, de la présence. Contemplons-nous assez ce mystère de l’Incarnation où «le but final est la destruction de la mort»? Le lien avec don, contredon, abandon, dans la foi, ne se retrouve-t-il pas ici?

L’après-midi de la journée finale fut consacrée, comme de coutume, à l’Assemblée Générale de l’EIIR, à l’évaluation de cette Rencontre, à un échange sur des projets d’avenir, ainsi qu’ à l’élection des membres du Comité Organisateur.

Mgr Stephanos et Mgr Ioan, auxiliaire du Patriarche de Bulgarie

Mgr Stephanos et Mgr Ioan, auxiliaire du Patriarche de Bulgarie

Il semble qu’entre Thabor et Golgotha, chacune des rencontres de l’EIIR, des prières, des temps de célébrations, a été traversée par cette tension entre douleur et transfiguration. C’est le chemin obligé de tout disciple du Seigneur, de celui qui désire la sainteté, que ce soit pour chaque baptisé ou pour chaque Eglise. Puisque le Christ époux est serviteur, l’assemblée a sans doute emprunté ce chemin diaconal, durant ces quelques jours. Espérons qu’il ne soit pas un simple tronçon de route vite délaissé, mais qu’il grandisse pour que s’intensifie l’autoroute de l’Unité. Osons rendre grâce pour ce temps que l’Esprit nous a donné pour bâtir ce bel échangeur.

Christ est ressuscité!

Alléluia.

P.S. La prochaine Rencontre est prévue chez les Soeurs Protestantes de Pomeyrol, en France, du 13 au 19 juillet 2012.


Les membres-élus du Conseil d'Administration de l'EIIR

Les membres-élus du Conseil d'Administration de l'EIIR

Cliquez ici pour:

- les photos

- discours d’ouverture du président (Mgr Athénagoras)

- message du Patriarche Oecuménique Bartholomée

- message du Patriarche Oecuménique Bartholomée (en grec)

- message du Cardinal Walter Kasper

- message du Cardinal Franc Rodé (en espagnol)

- message du Roi Syméon de Bulgarie (en bulgare)


MESSAGE DE COMMUNION A L’OCCASION DU DEPART AU CIEL DE DOM ANDRE LOUF

18 juillet 2010

Très Révérend père Abbé,
Monastère du Mont des Cats,

Au nom du Groupe Oecuménique EIIR – rassemblé au Monastère orthodoxe Saint Jean de Rila en Bulgarie – je voudrais vous exprimer notre profonde communion à vous et votre Communauté et notre prière pour le repos de Père André dans la joie de la Résurrection. Nous partageons votre peine et votre espérance et nous avons une immense gratitude pour le riche partage œcuménique que le Groupe EIIR a reçu de Père André.

+ Evêque Athénagoras de Sinope,
président de l’EIIR

ANNONCE DE DECES DE DOM ANDRE LOUF

12 juillet 2010

Dom André Louf est décédé le 12 juillet 2010.

 

 

Dom André Louf à notre Rencontre à Sobrado en 2008

 

Il était né le 28 décembre 1929 à Louvain. Entré en communauté le 15 octobre 1947, il avait fait profession solennelle le 2 février 1954 et avait été ordonné prêtre le 19 juillet 1955. Élu Abbé le 10 janvier 1963, il le demeura jusqu’à sa démission le 14 novembre 1997. Il se retira ensuite pour vivre en ermite auprès de la communauté des Sœurs Bénédictines de Ste Lioba à Simiane-Collongue. Il venait de rentrer au Mont des Cats, il y a quelques semaines, suite à des problèmes de santé. Les funérailles auront lieu à l’Abbaye du Mont des Cats, le mercredi 14 juillet 2010, à 15 heures.

RENCONTRE OECUMENIQUE AU MONASTERE SAINT JEAN DE RILA (BULGARIE) – 13-19 JUILLET 2010

4 mars 2010

Le Monastère Saint Jean de Rila

THEME DE LA RENCONTRE: «LA VIE EN CHRIST: DEFI ET ESPERANCE»

Mardi 13 juillet 2010

Arrivée à l’aéroport international de Sofia

18h00: départ en autocar vers le Monastère St Jean de Rila

20h00: souper au Centre de Conférence

Mercredi 14 juillet 2010

08h00: Laudes

08h30: petit déjeuner

09h30: ouverture de la Rencontre

10h30: café

11h00: 1ère conférence – “Le Christ, notre espérance, dans la spiritualité chrétienne”, Soeur GilChrist Lavigne, ocso, (Mariakloster Tautra, Norvège)

13h00: déjeuner

15h30: café

16h00: présentation de la Communauté monastique de Saint Jean de Rila et visite du monastère

17h00: Vêpres

18h00: suite de la visite du monastère

19h30: souper

Jeudi 15 juillet 2010

07h30: Liturgie orthodoxe

08h30: petit déjeuner

09h30: 2ème conférence – “Défi et espérance dans la Parole de Dieu”, Pasteur Jean-Arnold de Clermont (protestant – ancien président de la KEK)

10h30: café

11h00: 3ème conférence – “La vie religieuse dans la Bulgarie d’aujourd’hui”, le Métropolite Nathanaël de Nevrokopi (Patriarcat de Bulgarie)

12h00: échanges

13h00: déjeuner

15h30: café

16h00: 4ème conférence – “La Bulgarie: rencontre entre chrétiens et musulmans”, Prof. Dr. Ivan Z. Dimitrov (Patriarcat de Bulgarie)

17h00: Vêpres

18h30: travail en petits groupes

19h30: souper

Vendredi 16 juillet 2010

08h00: petit déjeuner

08h30: départ pour la visite guidée à Sofia (cathédrale St Alexandre Nevski, églises, séminaire, musée, Patriarcat…)

18h30: retour au Monastère de Rila

20h00: souper

Samedi 17 juillet 2010

08h00: Laudes

08h30: petit déjeuner

09h30: 5ème conférence – “La résurrection du Christ, notre espérance”, Métropolite Stéphanos de Tallinn et de toute l’Estonie (orthodoxe).

10h30: café

11h00: 6ème conférence – “L’unité des chrétiens: poursuivre le chemin dans l’espérance”, Dom Michel Van Parys (Chevetogne)

12h00: échanges

13h00: déjeuner

15h00: café

15h30: 7ème conférence – “L’espérance dans les écrits de Saint Silouane l’Athonite”, l’Archimandrite Syméon Cossec (orthodoxe)

16h15: Table ronde – 1. “l’Assemblée de la KEK à Lyon – juillet 2009)”, Métropolite Stéphanos (orthodoxe) et Pasteur Jean-Arnold de Clermont (protestant); 2. “100 ans de parcours oecuméniques”, Dom Michel Van Parys (catholique)

17h00: Vêpres

18h00: Eucharistie (catholique)

19h30: souper

Dimanche 18 juillet 2010

08h00: petit déjeuner (pour ceux qui le désirent)

08h00: Matines

09h15: Divine Liturgie en l’église principale du Monastère

café autour de l’Higoumène, l’Evêque Evlogij

13h00: déjeuner

16h30: café

16h00: assemblée EIIR – élection du comité EIIR

17h00: Vêpres

18h00: évaluation

19h30: souper et soirée festive

Lundi 19 juillet 2010

08h30: Petit déjeuner

Départ en autocar pour l’aéroport de Sofia

LE MONASTERE SAINT JEAN DE RILA (BULGARIE)

4 mars 2010

L'église du Monastère Saint Jean de Rila

Le Monastère Saint Jean de Rila (en bulgare Рилски Манастир, Rilski Manastir) fut fondé au Xe siècle par Saint Jean de Rila, un ermite canonisé par l’Église Orthodoxe. Il est situé dans les montagnes de Rila en Bulgarie, en un lieu spectaculaire dans les gorges de la rivière Rilski. Ses loge-ments pour ascètes et ses caveaux devinrent des lieux sacrés et furent transformés en un complexe monastique qui joua un rôle important dans la vie sociale et spirituelle de la Bulgarie médiévale. Partiellement détruit au début du XIXe siècle, le complexe fut rebâti entre 1834 et 1862, les bâtiments ayant échappé aux incendies ayant été préservés. Les cloîtres autour de la cour centrale (gauche), et la tour médiévale (centre), la partie la plus ancienne du monastère de Rila. Le monument est caractéristique de la Renaissance bulgare (XVIIIe et XIXe siècles) et symbolise la prise de conscience des Slaves de leur identité culturelle après des siècles d’occupation ottomane. Le Monastère Saint Jean de Rila est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1983.

Voir: video du Monastère.

LA VIE DU FONDATEUR DU MONASTERE: SAINT JEAN DE RILA

Saint Jean de Rila

Saint Jean de Rila (en bulgare Иван Рилски) (+ 946) était un moine, fondateur du monastère de Rila et protecteur de la Bulgarie. Fête principale le 19 octobre et fête secondaire le 18 août. Le futur Jean de Rila est né dans une famille pieuse près de Sofia. Très jeune, il se montre attiré par la vie angélique vers laquelle il entraîne son jeune neveu Luc ce qui déclenche la fureur du père du jeune garçon. Cherchant un lieu propice à la prière, il se retire dans des lieux toujours plus isolés jusqu’à parvenir dans la haute montagne de Rila au Sud-Ouest de la Bulgarie actuelle. Même là, il est persécuté par des brigands. Le Roi Pierre Ier de Bulgarie (927-968) entend parler de son ascèse et cherche à le prendre sous sa protection. Mais le saint ne voulut pas quitter sa grotte en Rila. Ce n’est qu’à la fin de sa vie que, par compassion pour les nombreux disciples qui s’étaient rassemblés autour de lui, il construisit les premiers édifices d’un monastère. Le Monastère Saint Jean de Rila est aujourd’hui le plus haut lieu de l’Église et de la culture bulgares. L’Église célèbre sa mémoire le 19 octobre.

Le Monastère Saint Jean de Rila

IN MEMORIAM SŒUR MADELEINE WENTZ

3 mars 2010

Soeur Madeleine

Strasbourg – Sœur Madeleine Wentz, membre de la Communauté des Diaconesses à Strasbourg, est décédée le samedi 20 juin 2009. Elle a été diaconesse pendant 55 ans. Sœur Madeleine est née à Strasbourg en 1936 où elle passe toute son enfance et sa jeunesse. En 1955 elle reçoit l’habit de diaconesse et commence ses études d’infirmière. Elle est consacrée diaconesse le 1er novembre 1961. Elle travailla dans différents services et s’engagea dans diverses responsabilités. Elle représente souvent la Communauté: Conseil des Sœurs, Comité des dames, Conseil de surveillance, Conseil d’Emdiac. Elle va au Collège Lucie Berger pour rencontrer les classes de 6ème, elle accueille les nombreuses célébrations d’enfants du Collège dans la chapelle. Elle a été au service du Conseil Protestant de Strasbourg, dont elle a assuré le secrétariat pendant quelques années. Aussi longtemps que sa santé le lui a permis, elle a participé aux Rencontres Interconfessionnelles et Internationales des Religieux et Religieuses (E.I.I.R.), dont elle était pendant quelques années membre du Bureau (Comité Organisateur). Ces quelques mois de combat acharné contre un mal sournois se sont terminés samedi le 20 juin 2009 au soir. Elle est décédée entourée de ses Sœurs, se confiant dans la miséricorde de Dieu. Elle a donné la main à Dieu. Nous prions pour elle. Mémoire éternelle!


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